Café Society -La Critique

Café Society
Mars Productions

Mon cher Woody,

Ton univers m’a toujours été assez familier. Tes films les plus anciens ne me sont pas très connus mais depuis Whatever Works, je prend régulièrement de tes nouvelles au cinéma, à peu prés une fois par an. J’aimais beaucoup ton cinéma, ton humour, tes personnages. Mais on me répétait souvent : “Woody Allen ne fait plus de grands films, ses anciens étaient bien meilleurs”.

L’arrivée de Blue Jasmine fut pour toi ton grand retour, et pour moi la consécration de mon admiration. Magic in the moonlight, le suivant, plus léger mais qui aborde néanmoins des réflexions très intéressantes, t’apporta une nouvelle muse : Emma Stone. Vous vous êtes ensuite retrouvés dans L’homme irrationnel, qui m’avait un peu déçu, je te l’avoue, mais Emma irradiait l’écran. J’avais donc hâte d’aller voir le prochain, comme un enfant attend son nouveau Picsou Magazine après avoir lu la dernière case.

Et le suivant arriva : Café Society avec Kristen Stewart et Jesse Eisenberg, deux acteurs que j’apprécie, que ce soit dans Sils Maria ou The Social Network. Cela s’annonçait donc plutôt bien. De plus, tu retrouvais ta période préférée : les années 30. Ah Woody ! Les critiques que j’avais lues n’étaient pas excellentes, mais j’y suis allé, pour dire bonjour à un vieil ami. Tu nous y présentes l’histoire d’un jeune homme du Bronx, Bobby, qui part à Hollywood pour travailler dans le monde du cinéma grâce au piston d’un oncle. Il découvre l’univers des paillettes et des apparences et rencontre Vonnie, une secrétaire. New York lui manque trop, il retourne y fonder un club avec son frère mafieu et plonge dans la Café Society.

Café Society
Mars productions

Tout m’a déçu ! L’histoire qui n’avance pas et dont je ne vois pas le but (coupée assez grossièrement en deux parties : Hollywood et New York). Le jeu des acteurs, pas mauvais mais assez conventionnel, ennuyant. Les dialogues, souvent creux. L’humour, absent (le public autour a ri, pas moi, je m’en excuse). Je n’ai pas été transportée par ton histoire d’amour entre Vonnie et Bobby, les trouvant peu profonds. je n’ai pas été absorbée dans ton monde. En fait tu ne m’as pas émue, je suis restée placide …

Néanmoins Woody, sache que j’irai quand même voir ton prochain film, pour garder les habitudes de mon rendez-vous annuel. En espérant que tu me surprennes,

La bise.

Adèle.

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